LE CAMP MACRON PROMET DE NOUVELLES REVALORISATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

“Nous continuerons à revaloriser celles et ceux qui font vivre nos services publics”, promet la majorité présidentielle dans son programme pour les élections législatives. Le camp présidentiel évoque plusieurs pistes dans ce sens, notamment des revalorisations ciblées et, toujours, le développement de la rémunération au mérite dans la fonction publique. Mais la majorité n’envisage aucune hausse du point d’indice pour le moment.

Outre le relèvement du plafond de la “prime Macron” ou l’indexation des retraites sur l’inflation, la majorité présidentielle promet aussi d’agir sur les salaires dans la fonction publique en cas de victoire aux législatives anticipées.

“Depuis 2017, nous avons revalorisé les salaires des femmes et des hommes de nos services publics, de nos enseignants, de nos soignants, de nos policiers et de nos gendarmes”, a affirmé Gabriel Attal. Et de promettre que “demain, nous suivrons un principe : gagner plus et dépenser moins”. Une hausse de salaires qui pourrait donc concerner autant les agents publics que les salariés du secteur privé.

Mesures générales ou ciblées ? 

“Nous continuerons à revaloriser celles et ceux qui font vivre nos services publics”, promet ainsi la majorité présidentielle dans son programme, diffusé à l’issue de la conférence de presse du Premier ministre. Reste à savoir comment la macronie procéderait concrètement, en cas de victoire, pour revaloriser la rémunération des agents publics.

Le camp présidentiel envisagerait-il une nouvelle hausse du point d’indice de la fonction publique après celles intervenues en 2022 (+3,5%) et 2023 (+1,5%) ? “On n’en est pas là”, tempère-t-on pour le moment dans les rangs de la majorité, alors que l’alliance de gauche promet de son côté une hausse de 10 % du point d’indice en cas d’accession au pouvoir de son Nouveau Front populaire. Une promesse de revalorisation générale dont le coût est questionné.

Dans les rangs macronistes, on assure toutefois qu’il “y aura de nouvelles revalorisations” dans la fonction publique en cas de victoire de la majorité présidentielle aux élections. Et ce “que ce soit pour « désmicardiser » (avec l’augmentation des bas et moyens salaires)”, “par filières” ou “au mérite ». L’occasion pour la majorité présidentielle de confirmer sa volonté de développer la rémunération au mérite dans la fonction publique, comme comptait le faire le ministre Stanislas Guerini dans la réforme qu’il portait, mais qui a été suspendue depuis le séisme politique provoqué par la dissolution de l’Assemblée nationale. La concertation sur cette réforme, fortement contestée par les syndicats, pourrait toutefois être relancée par la majorité présidentielle après les élections en cas de victoire de son camp.